Engagement environnemental

Les infrastructures dont les membres de l’AGIFI ont la responsabilité constituent des chantiers environnementaux d’une envergure parfois impressionnante. La maîtrise des enjeux environnementaux représente un élément clé de la réalisation de ces projets dans le cadre contractuel attendu.

Pour encadrer l’impact environnemental de leurs infrastructures et atteindre leurs objectifs en matière de protection des milieux naturels, les membres de l’AGIFI appliquent rigoureusement le triptyque « Eviter ; Réduire ; Compenser » (ERC). Une démarche qu’ils mènent en tissant des collaborations et partenariats étroits avec les parties prenantes locales (associations environnementales, partenaires institutionnels) et des experts du domaine.

Au delà de la protection de la biodiversité, les membres de l’AGIFI déploient de nombreuses initiatives visant à maîtriser leur bilan carbone, leur consommation d’eau et d’énergie ainsi que la gestion de leurs déchets.

Quelques exemples de mesures environnementales

Les membres de l’AGIFI ont rigoureusement appliqué le triptyque « éviter, réduire, compenser » pour encadrer l’impact environnemental de leurs projets.

Éviter

En phase de conception, un accent est mis sur des hypothèses permettant de limiter l’impact du projet sur l’environnement. 
  • Modification de tracé pour éviter les principales zones sensibles / protégées
  • Préservation des habitats naturels (sites à fort intérêt écologique, limitation de la destruction de zones boisées, réduction au strict nécessaire des besoins en emprise)

Réduire

Le suivi de l’efficacité de ces mesures se fait dans le temps long et des dispositifs sont en place pour en contrôler l’efficacité.
  • Réalisation d’ouvrages de transparence écologique, pêches de sauvegarde
  • Restauration / aménagement de dérivation de cours d’eau (provisoires ou définitifs)
  • Mise en place de protections acoustiques

Compenser

La mise en place des mesures de compensation exige des connaissances pointues des espèces, de leurs modes de vie, et de leurs capacités d’adaptation et de cohabitation. Dans cette perspective, les concessionnaires ont développé en interne un savoir-faire très spécifique.
  • Plantation de haies, massifs et d’arbres
  • Installations de banquettes ou de pontons flottants au bénéfice de certaines espèces
  • Réalisation de mares de substitution

Bilan Carbone

Les membres de l’AGIFI en tant que gestionnaires  d’infrastructures ferroviaires, soutiennent le développement de solutions de mobilité bas carbone et contribuent directement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Le modèle de partenariat public-privé tend à une optimisation globale du projet dans la durée et sur l’ensemble de ses dimensions.

Cela a pour conséquence directe et immédiate une réduction de la «matière utilisée», avec un impact directement positif sur le bilan carbone des projets. L’empreinte carbone du km construit de LGV est inférieure de 14% sur BPL par rapport à la LGV Rhin-Rhône. Le Bilan carbone est réduit de 53 000 T CO2 par rapport au projet de base de SNCF Réseau.

Exemples d’initiatives déployées :

Pour SEA, sur un volume de déblais d’environ 55 millions de m370,9% ont pu être réutilisés (dont 25% après traitement) pour réaliser la quasi-totalité des corps de remblais.

BPL a ainsi développé une démarche carbone particulièrement aboutie avec le suivi réel des émissions GES du chantieractualisé année après année (entre 2012 ET 2016).

LISEA estime que le projet atteindra sa neutralité carbone avant 2030

Sur la LGV SEA plus de 109 000 tonnes de CO2 ont été évitées en 2019 grâce au report modal des modes routiers et aériens. C’est l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle de plus de 9 900 français. Grâce aux émissions de CO2 évitées chaque année, LISEA estime que le projet atteindra sa neutralité carbone avant 2030, après avoir compensé les émissions de CO2 générées lors de la construction de la ligne.

Source : Etude réalisée en 2019 par le bureau d’étude Setec.

Les observatoires environnementaux

Il s’agit de dispositifs uniques de suivi des investissements publics d’aménagement du territoire, offrant des connaissances scientifiques utiles aux projets futurs en matière de protection de la biodiversité, toutes les données étant publiques.

SEA, BPL et CNM ont mis en place sur leur ligne des observatoires environnementaux.

L’objectif de ces structures est multiple. Il s’agit :

  • D’évaluer dans le temps les effets des LGV sur l’environnement dans toutes ses composantes et de vérifier l’efficacité des mesures prises,
  • D’enrichir les connaissances et d’apporter un retour d’expérience pour les projets futurs de grandes infrastructures de transport et d’aménagement du territoire.

Les certifications

Les sociétés de projet multiplient les initiatives pour améliorer la gestion des déchets, de l’eau et de l’énergie. Les membres de l’AGIFI se sont ainsi engagés dans des démarches de certification.

Ferlioz a obtenu les certifications ISO 9001 (Système de Management de la Qualité) et ISO 14001 (système de management environnemental) pour la ligne Bretagne Pays de la Loire et pour la base maintenance depuis 2018 Oc’Via et MESEA (la société de maintenance de la LGV SEA) dispose d’une triple certification ISO 9001, 14001, 45001 (Qualité, environnement, Santé et Sécurité au Travail) depuis 2021.